Retour sur le CRFPA 2017

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Justine a passé l'examen d'entrée au CRFPA pour la première fois en 2016. Après avoir échoué, elle s'est lancée dans l'aventure une seconde fois en septembre 2017, malgré l'appréhension suite à la réforme de l'examen. Retour sur son expérience. 

Comment as-tu organisé tes révisions ?

 

J’ai effectué, parallèlement à l’IEJ, un stage en cabinet d’avocats. J’ai donc utilisé mes week-ends pour commencer à ficher doucement mes cours et me mettre dedans petit à petit.

 

Puis, mes révisions ont suivi le rythme des entrainements proposés par la prépa. J’ai priorisé l’entrainement aux cas pratiques chaque semaine sur la préparation de fiches par crainte du manque de temps. Dans chaque matière, je révisais mon cours, j’allais à l’examen, puis à la séance de correction la même semaine. Cela m’a permis d’acquérir des automatismes et une bonne méthodologie.

 

Enfin, l’avant-veille de la note de synthèse j’ai arrêté toute révision de matière juridique. Je me suis concentrée sur ma méthode, la gestion du temps et du stress. La veille de la note de synthèse je me suis reposée.

 

Pourquoi avoir choisi de suivre une prépa d’été ?

 

J’ai choisi de suivre la prépa d’été du Pré-Barreau en présentiel, pour la qualité des supports de travail mais aussi et surtout pour l’encadrement et la motivation que cela procure pendant l’été. J’aimais l’idée d’être entourée de personnes qui travaillent pour la même chose.

 

Le fait de passer le premier examen après la réforme a-t-il été un stress supplémentaire pour toi ?

 

Oui c’était un stress supplémentaire car l’examen était non seulement réformé mais nous étions les premiers a en essuyer les plâtres. Nous avons eu les informations sur la tenue de l’examen au compte goutte dont certaines précisions une semaine seulement avant l’examen.

 

De plus le programme des écrits a augmenté de manière considérable et nous a imposé d’arbitrer nous-même la délimitation des révisions.

 

Comment as-tu vécu ton passage des écrits et des oraux ?

 

S’agissant des écrits, j’étais anxieuse mais je me sentais prête et préparée. Sachant que c’était la première année de réforme je me disais qu’il fallait s’attendre à tout, j’ai donc essayé de garder un esprit ouvert afin de ne pas être surprise par le(s) sujet(s).

 

S’agissant des oraux, l’approche était tout à fait différente. Tout d’abord, car c’est une modalité d’épreuve plus stressante mais surtout car nos écrits étaient presque 3 mois derrière nous et la fatigue s’installait. J’ai donc abordé les oraux de manière moins sereine.

 

Paradoxalement, les oraux se sont pourtant mieux déroulés que les écrits.

 

Quels conseils peux-tu donner aux étudiants qui souhaitent passer l’examen ?

 

Tout d’abord, c’est essentiel de ne pas s’isoler durant l’été, car la suite des examens est vraiment longue jusqu’en décembre, pour ceux qui sont admissibles. Il importe de conserver une vie sociale durant les révisions et de sortir de chez soi.

 

Ensuite, il est important de ne plus réviser 1 ou 2 jours avant la note de synthèse, afin de s’aérer la tête.

 

Enfin, je conseillerai de ne pas commencer le travail « intensif » trop tôt dans l’année au risque de s’épuiser et de tout lâcher. Deux à trois mois avant me semble être un point de départ suffisant.

 

Quelle(s) différence(s) entre l’examen avant et après réforme ?

 

J’ai trouvé l’examen très bien fait dans la mesure où les problématiques qui nous ont été proposées dans les matières juridiques semblent bien plus proches du quotidien de l’avocat. L’autre avantage réside dans le fait que nous n’avions que deux méthodes à très bien maîtriser, à savoir la note de synthèse et le cas pratique.

 

Il existe quelques points négatifs à ce « nouvel examen », notamment la longueur des délais entre les écrits et les oraux, et l’absence d’accès à une correction de nos épreuves jusqu’à ce jour.

 

Propos recueillis par
Clémentine Anno