Mazars Société d’Avocats : recruter la diversité

  • Publié

Cabinet d’avocats attentif à son image, Mazars Société d’Avocats sait comment attirer les candidats en droit des affaires les plus qualifiés. En charge de coordonner les actions de recrutement du cabinet, l’associée Elena Aubrée nous invite à en découvrir les process.

C’est une ambiance décontractée qui règne dans les locaux de Mazars. Plantes vertes, couleurs pastel, décoration moderne… Les bureaux sont refaits à neuf, on a envie d’y passer du temps. « Nous recevons quotidiennement un grand nombre de candidatures », confie Elena Aubrée, une associée à qui Mazars a confié les clés de la gestion des ressources humaines de son cabinet d’avocats. Ce dernier travaille son image. L’un de ses objectifs ? Recruter.

 

Le parcours académique d'Elena Aubrée commence à Bucarest en Roumanie, puis se poursuit à Paris. Diplômée du DJCE droit des affaires de l’université Paris 2 Panthéon-Assas, elle prête serment en 2007 et démarre sa carrière chez Taj Société d’Avocats, rattaché au réseau Deloitte. En 2011, l’avocate spécialiste de la fiscalité transactionnelle et immobilière entre chez Mazars et devient quatre ans plus tard associée du cabinet communément appelé MSA dans la bouche des initiés.

 

Il faut faire la différence

 

Dans sa mission de recrutement, Elena Aubrée met la barre haut : « Pour intégrer un cabinet d’avocats tel que Mazars, il faut faire la différence. » Mais comment ? Cabinet full service, MSA recherche, au-delà d’une bonne formation juridique et même, curieusement, d’une spécialité, la pluridisciplinarité. « Nous regardons si le candidat a une sensibilité économique et financière, explique Elena Aubrée, mais aussi une aisance devant les états financiers d’une société. En effet, au regard de nos méthodes de travail et de la typologie de notre clientèle, il est important que nos collaborateurs aient une vision stratégique de l’entreprise. Le droit ne doit pas être une finalité mais un outil pour accompagner le client au quotidien. » Une règle adoptée par l’ensemble des départements du cabinet.

 

Par ailleurs, un excellent niveau d’anglais est requis. Enfin, l’avocate confie que les associés sont très sensibles aux centres d’intérêt du candidat : « Nous pensons qu’il est important d’avoir une équipe mixte et non pas des profils identiques. » De plus, la créativité du candidat est également recherchée car pour l’avocate, « elle permet de dynamiser le travail en équipe, et donc de le rendre plus intéressant. »

 

Une sélection des meilleurs profils

 

Chez Mazars, le recrutement des avocats et stagiaires suit un processus divisé en plusieurs étapes. Elena Aubrée en est l’élément central : elle est l’unique destinataire des candidatures et CV. Lorsqu’un besoin particulier est identifié dans un pôle, l’avocate discute du profil des postulants avec l’associé responsable de l’équipe. « Nous faisons ensemble une sélection des meilleurs profils. Ensuite, je rencontre systématiquement le candidat une première fois, insiste-t-elle, avant leur entretien avec les associés et les équipes des différents pôles. » Mazars ne cherche pas uniquement à combler les trous : « Il est tout à fait possible de créer un poste spécialement pour un candidat dont le profil est intéressant pour le cabinet », affirme Elena Aubrée.

 

« Nous sommes dans un système d’accompagnement »

 

Pour celui ou celle qui aura la chance d’être sélectionné et d’intégrer le cabinet, une vraie opportunité s’ouvre à lui. Celle qui fait partie des jeunes associés insiste : le cabinet fonctionne autour de projets. « Le collaborateur est impliqué pleinement dans les dossiers du début à la fin. » Loin d’être limitée aux recherches techniques ou à quelques interventions ponctuelles, « chaque nouvelle recrue apporte sa contribution en fonction de son degré d’expérience, et chacun est très vite responsabilisé et en relation avec le client », explique-t-elle. Pour tous les associés du cabinet, il est important que le collaborateur puisse très rapidement avoir une vue d’ensemble du projet sur lequel il travaille. L’objectif : comprendre en quoi sa contribution sera utile à l’équipe. « Nous souhaitons valoriser au maximum leur travail afin qu’ils se sentent encouragés et restent motivés. Chacun apporte sa pierre à l’édifice, doit pouvoir s’exprimer et s’épanouir pleinement dans son activité », confie l’avocate.

 

Et pour celui des collaborateurs qui rencontrerait une difficulté, il est écouté et aidé par l’ensemble de son équipe afin de la surmonter rapidement. « Nous sommes vraiment dans un système d’accompagnement et non un management d’autorité à proprement parler », affirme Elena Aubrée. Les associés sont par ailleurs sensibles au statut du collaborateur et, pour lui permettre de développer sa propre clientèle, mettent à sa disposition des salles de réunion, comme l’explique l’avocate, qui insiste sur l’effet positif pour le cabinet tout entier d’une telle démarche. « Nous lui permettons de gagner en autonomie et en maturité, et ainsi d’approfondir son côté entrepreneurial », conclut Elena Aubrée Une démarche qui participe également à la construction d’une carrière compatible avec la vie privée des avocats.

 

Clémentine Anno