Les tendances de la médiation pour l'année 2014

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Les tendances de la médiation pour l'année 2014

Le CMAP, Centre de médiation et d’arbitrage de Paris publie chaque année les tendances de la médiation en France. Créé en 1995, à l’initiative de la Chambre de commerce et de l’industrie de Paris, le CMAP propose plusieurs solutions alternatives au règlement des litiges, notamment la médiation et l’arbitrage. Le CMAP compte aujourd’hui 120 médiateurs, formés et dispensant de dix années d’expérience professionnelle. Alors que le recours à la médiation est de plus en plus courant, les chiffres de l’année 2014 apportés par le CMAP donne une évaluation concrète de la situation. 

Les chiffres sont globalement similaires à ceux de l’année précédente. La plus grande évolution vient du montant des enjeux financiers des médiations. La tendance est donc nette : les médiations concernent des dossiers aux enjeux financiers de plus en plus conséquents. 9% des dossiers traités dans le courant de l’année 2013 concernaient des affaires supérieurs à 3 millions d’euros, alors que le CMAP en compte plus de 22% sur l’année 2014. Cette augmentation est d’autant plus significative, qu’elle était de 9% en 2011 et 2012. Le second point notable concerne la typologie des conflits. Le CMAP remarque que le droit social détient une place de plus en plus importante au sein des médiations, puisque 16% des conflits en 2014 sont issus du droit social. Ils n’étaient que 9% en 2013 et 7% en 2011 et 2012. Enfin, le dernier point marquant de l’étude réside dans l’implication croissante du monde juridique dans le processus médiation. 52 % dans les profils de médiateurs sont issus du secteur juridique (avocats, magistrats honoraires, notaires….). C’est cinq points de plus qu’en 2013, 2012 et 2011.


Les autres chiffres sont globalement similaires à ceux des années précédentes. Une médiation reste en moyenne à un prix de plus de 3000 euros et sa durée se situe entre 10 et 20 heures. Les conflits restent en majoritairement situés en Ile-de-France et en matière d’inexécution contractuelle. La médiation progresse donc lentement mais surement, et tend à devenir un mode alternatif de règlement des litiges qu’on ne pourra plus ignorer. 



Capucine Coquand