Les défaillances et les sauvegardes en 2013

  • Publié
  • modifié
Les défaillances et les sauvegardes en 2013

En 2013, Ellisphere, référence française de l'information sur les entreprises, dénombre 63 703 ouvertures de procédures collectives (redressements et liquidations judiciaires, procédures de sauvegarde), en progression de 2,6 % sur un an, soit un niveau comparable à celui de la crise de 2009. Les défaillances stricto sensu progressent de 2,4 %, les sauvegardes explosent de 10,4 %.

 

En 2013, les défaillances en France métropolitaine (redressements et liquidations judiciaires) progressent de 2,4 % sur un an. Pour les fournisseurs, le montant des encours menacés par les défaillances s’alourdit de 6,1 % sur un an, soit une ardoise potentielle de 4,4 milliards d’euros. Le risque pour les partenaires financiers s’envole de 8 %, les encours bancaires des sociétés défaillantes frôlant les 3 milliards d’euros à fin 2013. Seules sept régions sur 22 connaissent un recul en 2013, la Picardie enregistrant la plus forte baisse (-13 %). A l’inverse, les plus fortes croissances sur un an sont notées en Haute-Normandie (+14 %), en Pays-de-Loire et en Corse (+9 % chacune). Huit secteurs d’activités sur 23 voient leurs faillites reculer sur un an. Les hausses les plus fortes sont notées pour les Biens d’équipement du foyer (+14 %), le Bois-Papier-Carton-Imprimerie (+10 %) et l’Energie (+9 %). Structurellement, les entreprises défaillantes restent de petites entités.



97 % sont des TPE, 65,5 % comptant entre 0et 1 salarié et dégageant moins de 500 000 euros de chiffre d’affaires.



75,5 % des faillites ont touché des sociétés commerciales, et parmi elles, le nombre de Grandes Entreprise a progressé de près de 25 %, la tranche des entreprises supérieure à 250 salariés évoluant de 28 %.


Explosion des sauvegardes : 


En 2013, 1 603 ouvertures de procédures de sauvegarde sont enregistrées, soit une hausse de 10,4 % par rapport à fin 2012. Près de 24 600 salariés sont employés par ces entreprises (+4,4 %). L’impact financier des sauvegardes croît significativement en 2013. L’encours des fournisseurs progresse de 12 % à 534,7 millions d’euros. L’encours auprès des banques est lui multiplié par trois sur un an à 1,6 milliard d’euros. Cette explosion est essentiellement liée par des recours à la sauvegarde privilégiant les restructurations financières de haut de bilan.

Sur un an, les régions PACA, Ile-de-France et Rhône-Alpes cumulent plus du tiers des sociétés en sauvegarde. L’Ile-de-France et la Haute-Normandie représentent 30 % ....





L'article complet est disponible sur le site des Affiches Parisiennes, ici