Le barreau de Paris dénonce la suppression du Secrétariat Général d’Aide aux Victimes

La France connait depuis quelques années une vague d’attentats sans précédent et est plus que jamais menacée par de nouveaux actes terroristes. Dans ce climat incertain et anxiogène, la vice-bâtonnière de Paris Dominique Attias dénonce la récente suppression du Secrétariat Général d’Aide aux Victimes (SGAD) et plaide pour la reconnaissance des préjudices subis par les victimes d’attentats, dans la continuité logique du combat que le barreau de Paris mène depuis 2015.

Paris, Berlin, Londres, Manchester : l’Europe fait face à une vague d’attentats d’un nouveau genre, qu’elle n’avait jamais connue. La vice-bâtonnière du barreau de Paris Dominique Attias mène depuis lors un combat pour la reconnaissance des préjudices subis lors des attaques terroristes.

 

Un groupe de 170 avocats de victimes du terrorisme, constitué à l’initiative du barreau de Paris, a présenté en novembre 2016 un livre blanc proposant une méthode d’indemnisation qui tienne compte à la fois des dernières avancées du droit des catastrophes et de la violence inouïe des attaques terroristes. La secrétaire d’État chargée de l’Aide aux Victimes d’alors avait très largement salué ce travail et a souhaité que ces préjudices puissent être reconnus : « Permettre aux victimes de poser des mots sur des maux ne relève pas seulement du médical […] cela passe par une reconnaissance indemnitaire de tous les aspects de la souffrance ».

 

Honorer la mémoire et l’honneur des victimes de ces tragédies : le Droit doit s’adapter aux nouvelles menaces auxquels les Français ont fait, font et feront face.

 

Le Secrétariat Général d’Aide aux Victimes vient d’être supprimé, une décision que dénonce la vice-bâtonnière de Paris, qui explique que « nous ne sommes qu’au début du processus pour honorer la mémoire et l’honneur des victimes de ces tragédies. Cette décision, dans ces temps difficiles, est un acte de renoncement ».

 

Ainsi, le barreau de Paris demande à ce que le SGAD perdure. Dominique Attias affirme que cette institution « constitue une nécessité absolue pour les victimes, leurs familles et les associations qui œuvrent à leur côté ».


Communiqué de presse du 12/07/17