Gide façonne les ressources humaines

  • Publié
  • modifié
Gide façonne les ressources humaines

À la tête des ressources humaines de Gide, Amélie Pironneau a su redonner à la fonction RH en cabinet d’avocats tout son caractère stratégique. Aux côtés d’Emmanuel Vital-Durand, associé membre du Comex en charge de la partie ressources humaines, elle s’emploie à développer les fondamentaux de la politique de recrutement du cabinet et accompagner les collaborateurs vers l’association.

« Sur les 3 000 CV que nous traitons chaque année, nous recrutons environ 180 stagiaires, et beaucoup de collaborateurs », explique Amélie Pironneau, qui occupe le poste de DRH chez Gide. Si la marque Gide attire les talents, elle attire aussi les chasseurs de têtes qui viennent débaucher nos meilleurs éléments. » Pourquoi ? Parce que chez Gide, les avocats se confrontent très tôt aux clients et, de fait, deviennent opérationnels très vite.

Pour attirer les meilleurs candidats et les retenir, une panoplie d’actions a été mise en place. Ainsi, un concours récompense les cinq meilleures lettres de motivation. À la clé, un stage et une prime pour chacun des lauréats. « Cela nous permet d’identifier des profils plus diversifiés qui ne seraient pas nécessairement venus à notre rencontre sur les forums », souligne la DRH.

 

Une offre de service complète

Gide est un cabinet full service qui couvre toutes les pratiques du droit des affaires, un paramètre très recherché par les candidats. En plus, et contrairement à la plupart des cabinets anglo-saxons, Gide offre à ses avocats la possibilité de combiner conseil et contentieux. « On ne fait pas que du contrat, on sait se battre devant les juridictions, nationales ou internationales », précise Emmanuel Vital-Durand, senior partner du cabinet. En effet, la clientèle est très diversifiée, domestique mais également internationale. « Nous travaillons avec la plupart des groupes du CAC 40, nous sommes donc très tournés vers l’international », complète Amélie Pironneau.

 

Accompagner les collaborateurs

« Notre objectif est d’accompagner nos collaborateurs vers l’association, 70 % de nos associés étant d’anciens stagiaires », se félicite Emmanuel Vital-Durand. Le cabinet met en place une formation au mentoring qui permet aux associés de pousser leurs collaborateurs vers l’association. À ce titre, la commission des collaborateurs, supervisée par 12 associés représentant chaque département du cabinet, a pour mission d’identifier les meilleurs potentiels. « Nous travaillons également avec des représentants des collaborateurs, lesquels sont mieux à même de retranscrire le quotidien du terrain, ajoute Amélie Pironneau. Les sujets abordés ? Les meilleurs créneaux horaires dédiés à la formation, mais également les thématiques essentielles (rémunération, conditions de travail, clientèle personnelle, etc.). Ces échanges avec eux sont très précieux pour moi », s’enthousiasme Amélie Pironneau.

 

Collaborateur, counsel puis associé

Du côté de la commission des associés, cinq membres nommés par le Comex sont en charge d’instruire les candidatures. « Pour devenir associé, il faut savoir manager une équipe », nous informe Emmanuel Vital-Durand. Comme dans toutes les maisons, l’association est une alchimie subtile qui requiert une certaine ancienneté (entre dix et douze ans chez Gide), une vraie aptitude au développement commercial et l’adhésion aux valeurs du cabinet.

 

Avant de parvenir à l’association, il y a le stade du counsel, une phase de crash test au cours de laquelle on confie au collaborateur senior certaines responsabilités afin d’identifier son appétence pour l’association. Aujourd’hui, le cabinet en compte 41. « Counsel, c’est une marche vers l’association. Si elle n’est pas franchie au bout de trois à cinq ans, l’évolution de l’avocat dans le cabinet sera adaptée en fonction de ses attentes », précise l’associé. Et de conclure : « Tous ne seront pas associés, mais notre intérêt est de les accompagner jusqu’au bout de leur histoire. » Une histoire qu’ils écrivent eux-mêmes un peu chaque jour.

 

Le cas particulier des associés non equity

Les associés « non equity » sont ceux qui ont le titre d’associé mais sans le même droit au partage des profits. Chez Gide, on en compte une vingtaine parmi la centaine d’associés. Le cabinet réfléchit aujourd’hui à une éventuelle évolution de ce statut pour renforcer la cohésion interne. « Nous sommes conscients qu’il ne suffit plus d’une image de marque pour être attractifs, encore faut-il garder les professionnels heureux toute une carrière », conclut Emmanuel Vital-Durand.

 

Pierre Allemand 
@Pierre_Ald