Direct Energie : une direction juridique de conquête

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Le secrétariat général de Direct Energie, également organe de la direction juridique, se divise en cinq pôles, chacun étant consacré à une thématique d’activité spécifique. Une dizaine de juristes sont mobilisés : un pour le département risk management, deux pour le département régulation- économie tarifaire, trois pour le pôle droit économique, quatre pour le pôle droit financier, qui recouvre les activités M&A/énergie/production, et trois pour le pôle commercial. Le rattachement fonctionnel de Quadran permet à quatre juristes supplémentaires d’intervenir au sein de Direct Energie.

Avant d’intégrer Direct Energie, Martial Houlle a occupé plusieurs fonctions. D’abord juriste auprès de l’Assemblée des chambres françaises de commerce et d’industrie (actuelle CCI France), il intervient en matière de lobbying sur toutes les questions relatives au droit de l’entreprise. Il rejoint ensuite Expertel Service & FM en qualité de responsable juridique avant d’intégrer France Télécom, où il est responsable de la division opérateurs de France télécom. En devenant directeur juridique de Direct Energie en 2008, il traite de la négociation et du suivi de contrats complexes, élabore des stratégies juridiques et règle les points litigieux qui peuvent en découler. Il assure ensuite la fonction de directeur des affaires juridiques, institutionnelles et réglementaires en
2010, avant d’être nommé secrétaire général en 2016.

 

Carrières Juridiques. Quelles sont vos missions en tant que secrétaire général et directeur juridique de Direct Energie ? Comment combinez-vous ces deux fonctions ?

Martial Houlle. Ma mission principale se concentre essentiellement sur la proposition de stratégies pour garantir l’espace économique du groupe et la maîtrise du risque dans toutes ses dimensions – juridique,
financier, économique, industriel, environnemental… – au regard de nos différents métiers (fournisseur et producteur d’énergie, thermique et renouvelable) et des enjeux qui y sont associés. En qualité de conseil juridique interne, il faut en permanence adapter le niveau et la qualité des expertises à un besoin polymorphe et évolutif, compte tenu de la croissance soutenue du groupe.

Cette gestion du risque implique d’avoir une compréhension précise non seulement de l’activité du groupe mais également des stratégies poursuivies pour proposer au meilleur moment les solutions les plus opportunes. Cette vision élargie du métier de directeur juridique se rapproche finalement d’une conception plus anglo-saxone, proche de la fonction de general counsel.

 

Quelles qualités sont requises pour mener à bien vos missions ?


Elles se résument à quelques mots. L’expertise juridique tout d’abord, fondamentale pour asseoir la légitimité et l’autorité requises par la fonction aux yeux de la direction générale et des directions opérationnelles mais également pour manager des équipes de juristes, aux expériences et compétences diverses. 


L’expérience est, de ce point de vue, un atout certain ne serait-ce que pour garantir une véritable valeur ajoutée à l’action des équipes juridiques, toutes composées d’experts dans leurs domaines. La polyvalence des compétences du directeur juridique est également essentielle : dans mon cas personnel, je travaille non seulement avec des juristes, aux spécialités très différentes, mais aussi avec des ingénieurs et un risk manager (auditeur de formation).


Enfin, l’exemplarité, la qualité de l’écoute et, plus largement, le professionnalisme sont indispensables pour entraîner les équipes dans la direction souhaitée, et pour que chacun s’implique le plus possible.

 

Quelle place prend le secrétaire général/directeur juridique dans la gouvernance de Direct Energie ?


Le secrétaire général/directeur juridique est rattaché à la direction générale et c’est l’un des membres du comité de direction générale. Ce dernier est composé du P-DG, des deux directeurs généraux délégués, du directeur financier, du directeur énergie management et de moi-même. Ce comité se réunit tous les quinze jours.

 

Comment s’organisent les différents corps de métier qui composent le secrétariat général de Direct Energie ?

 

Le secrétariat général propose des stratégies alternatives, notamment juridiques et réglementaires, dans le cadre de la stratégie générale et des axes de croissance définis par la direction générale et les directions opérationnelles. Plusieurs corps de métier composent le secrétariat général ; en résultent une concentration et un partage important d’expertises. Trois services composent ainsi le secrétariat général
: la direction juridique, la direction réglementaire et le risk management.

La direction juridique se décompose elle-même en trois pôles. Tout d’abord, le pôle corporate, M&A et compliance qui s’occupe également de la gestion des actifs de production de Direct Energie. Il compte quatre juristes, dont un qui est directeur juridique adjoint. Le pôle droit économique se consacre aux problématiques liées à la réglementation et au droit de la concurrence, stratégique pour Direct Energie.

Il comprend un responsable et deux juristes. Le pôle de droit commercial gère tous les risques juridiques liés aux métiers de la fourniture d’énergie (validation des conditions générales de vente, suivi juridique des canaux de distribution de nos offres, des contrats avec les prestataires gérant la relation clients notamment, gestion des contentieux clients, recouvrement judiciaire). Il est piloté par un responsable et deux juristes.


La direction juridique de Quadran (quatre juristes dont une directrice juridique), société acquise fin 2017, renforce nos expertises juridiques dans la production renouvelable. 

 

PROPOS RECUEILLIS PAR MARINE CALVO