Brexit : les Parlementaires devront être consultés

Ce mardi 24 janvier, La Cour suprême Britannique a tranché : le Parlement devra être consulté avant que l’article 50 du Traité de Lisbonne ne soit déclenché.  

Par 8 voix contre 3, la Cour suprême du Royaume-Uni a confirmé que le Gouvernement britannique ne pourra pas débuter les négociations de sortie de l'Union Européenne (article 50 du Traité de Lisbonne) sans avoir consulté au préalable le Parlement de Westminster. Les Parlements d’Écosse et d’Irlande du Nord sont quant à eux mis à l'écart des négociations par la Cour suprême. 

 

« Une loi votée par le Parlement est indispensable pour autoriser le gouvernement à notifier la décision du Royaume-Uni de se retirer de l’Union européenne. »

David Neuberger, Président de la Cour suprême du Royaume-Uni

 

Le Gouvernement de Theresa May s’attendait à ce jugement, qui n’a rien de surprenant. La première ministre, qui s’était fixée pour objectif de débuter le processus de divorce avec Bruxelles en mars, a pressé les parlementaires afin que ceux-ci débutent les débats rapidement.

 

De nombreux parlementaires, surtout ceux du Labour – principal parti d’opposition, souhaitent assouplir le choix de Downing Street d’opter pour un hard brexit. Les contestations porteront donc sur la forme, et non le fond. Après tout, « Brexit means Brexit ! ».

 

Anissa Katti
@creepyturkey