« L’avocat doit être avant tout un bon généraliste », Brice Cotteret, associé, Dolidon Partners

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Cabinet d’affaires créé en 2012 à Paris, Dolidon Partners couvre les domaines clés du droit des affaires. Pour son fondateur, Guillaume Dolidon, les collaborateurs sont incités à développer leur clientèle personnelle il est très important de laisser du temps aux collaborateurs afin qu’ils développent leur propre clientèle : « Je suis prêt à les aider autant qu’il le faut, tant que les dossiers du cabinet ne sont pas lésés. » 

Carrières-juridiques.com a rencontré Brice Cotteret, associé chez Dolidon Partners. 

Comment devient-on associé chez Dolidon, et au bout de combien d'années en moyenne ?

 

Brice Cotteret. Il n’existe pas de parcours type pour devenir associé au cabinet, et le nombre d’années travaillées dans la structure n’est pas déterminant. Il n’en reste pas moins que les principes communs sont nécessairement pris en considération, qu’il s’agisse de l’expérience, des qualités techniques et du tempérament entrepreneurial. Chez certains avocats, ces critères sont déjà réunis au bout de 4 ou 5 années d’expérience, et rien ne n’oppose par principe à l’association de ce type de profils.

 

Quelles sont les qualités essentielles pour passer de collaborateur à associé ?

 

L’aptitude à endosser des responsabilités et à conduire le travail en équipe est essentielle. Et, naturellement, les qualités techniques.

 

En quoi le quotidien d'un associé est-il différent de celui d'un collaborateur ?

 

Le quotidien de l’associé dans une structure comme la nôtre ne change pas fondamentalement de celui des collaborateurs, lesquels sont déjà fortement impliqués dans les dossiers, dans leur gestion, et dans la relation nouée chaque jour avec les clients. L’associé se retrouve en revanche, et de fait, davantage impliqué dans la gestion proprement dite de l’entreprise, notamment s’agissant des aspects financiers.

 

Faut-il selon vous se spécialiser ?

 

Comme tout le monde le sait, notre profession connaît une profonde mutation. Les besoins des clients évoluent également, en ce qu’ils attendent de leurs avocats davantage de valeur ajoutée et une certaine « agilité » pour reprendre un terme à la mode. Le rôle de conseil de l’avocat devient primordial, ce qui suppose des aptitudes juridiques transversales. En synthèse, et pour répondre à votre question, je pense que l’avocat doit être avant tout un bon généraliste, et savoir développer des expertises, notamment dans certains métiers et industries, la spécialisation s’opérant par la pratique. A l’avenir, il n’est donc pas certain qu’il soit nécessaire de se spécialiser de manière pointue dès la phase universitaire, mais plutôt de privilégier un parcours généraliste d’excellence, et la diversification des expériences.