Qui est Nicole Belloubet, le nouveau Garde des Sceaux ?

À 62 ans, l’ex-membre du Conseil constitutionnel agrégée de droit public a été nommée par le Président pour succéder à François Bayrou au ministère de la Justice le 21 juin dernier. Une arrivée largement saluée.

La nouvelle a de quoi ravir les professionnels du droit. Nicole Belloubet, une juriste de renom a été choisie par Édouard Phillipe pour prendre la tête du ministère de la Justice. Une nomination qui semble faire l’unanimité. Il faut direqu’à 62 ans, cette intellectuelle discrète et modeste dispose d’un curriculum vitae prestigieux : professeure agrégée de droit public, rectrice des académies de Limoges et Toulouse, présidente du comité interministériel pour la promotion de l’égalité des sexes dans le système éducatif, membre du Conseil constitutionnel. Une consécration pour celle que certains appellent la « grande dame du droit ». « C’est une républicaine laïque et compétente qui connaît parfaitement le droit constitutionnel et le droit en général », approuve Michel Charasse, l’un des membres du Conseil constitutionnel auprès de qui elle a siégé pendant quatre ans. Des responsabilités d’envergure nationale qui n’empêchent pas cette femme de gauche, encartée au PS depuis les années 1980, d’agir au quotidien pour l’intérêt général. 

 

Une expérience solide

 

Et pour cause : depuis 2008, elle multiplie les fonctions locales, d’abord en tant qu’adjointe au maire de Toulouse, puis comme première vice-présidente du conseil général. C’est donc forte d’une expérience à la fois solide et variée qu’elle succède à François Bayrou place Vendôme. « Vous avez beaucoup de chance, car ce ministère est formidable », a-t-il lancé lors de la passation de pouvoir. Outre la chance, c’est surtout de détermination, d’écoute et de pédagogie dont devra faire preuve la nouvelle garde des Sceaux pour mener à bien sa mission. Car les Français attendent avant tout de cette inconnue qu’elle mette en œuvre la loi de moralisation de la vie publique, prévoyant notamment l’interdiction pour les élus de cumuler trois mandats successifs, la suppression de la Cour de justice de la République, l’interdiction pour les ministres d’exercer des fonctions à la tête d’exécutifs locaux.

 

Retrouvez l'article complet dans le Magazine Décideurs de juillet/août.

 

Capucine Coquand

@CapucineCoquand