Jean-Yves Chabanne : « Je veux faciliter l'embauche des avocats peu expérimentés »

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Jean-Yves Chabanne : « Je veux faciliter l'embauche des avocats peu expérimentés »

Il y a dix ans, Jean-Yves Chabanne fondait le cabinet Bati-Juris, dédié aux professionnels du bâtiment, de la construction, de la rénovation, des travaux publics. Aujourd’hui, l’avocat se présente au conseil de l’ordre du barreau de Paris avec des propositions concrètes : une prime pour les cabinets qui embauchent des jeunes non expérimentés, par exemple. 

Carrières-Juridiques.com. Pouvez-vous décrire votre parcours et votre personnalité ? 


Jean-Yves Chabanne. J’ai suivi une formation de conseil juridique à la période charnière de la fusion des professions de conseils juridiques et d’avocat. Cette période était un temps de réflexion intense sur la coexistence de deux métiers : celui d’avocat conseil et celui d‘avocat plaidant. Formé aux deux professions devenus une seule, j’ai prêté serment en 1997. En 2006, j’ai fondé une société d’exercice libérale, le cabinet Bati-Juris, dans lequel j’exerce toujours aux côtés d’une associée et d’une collaboratrice. Féru de gastronomie et curieux de découvrir les cuisines françaises et italiennes sous toutes leurs formes, j’aime particulièrement la convivialité et le partage.


C-J.com. Pourquoi vouloir vous présenter à l'Ordre ?


J. –Y. C. Je souhaite me mettre au service des confrères, leur offrir mon temps et mon expérience. J’aimerais par ailleurs, porter la voix des plus petites structures, à une époque où les nouvelles technologies bouleversent nos pratiques quotidiennes et où notre déontologie doit s’adapter. Cela sans pour autant renoncer pour autant à l’ADN de l’exercice de notre profession.


C-J.com. S'il n'y avait qu'une seule chose que vous aimeriez changer au barreau de Paris quelle serait- elle ? 


J. –Y. C. La défiance d’un certain nombre et l’éloignement d’une partie des confrères à l’égard de leur ordre. Même si des progrès considérables ont été accomplis ces dernières années, les structures ordinales donnent parfois l’impression de méconnaître les préoccupations profondes de pans entiers de nos confrères.   

 

C-J.com. Que proposez-vous de concret pour améliorer l'insertion professionnelle des jeunes avocats ? 

 

J. –Y. C. Je veux faciliter l’embauche des jeunes avocats peu expérimentés. Comment ? En attribuant une prime aux cabinets dont le chiffre d’affaires est inférieur à un certain seuil. Engager un jeune avocat peut s’avérer risqué pour l’équilibre financier d’un cabinet surtout dans les périodes difficiles. Cette aide permettrait à ceux d’entre nous qui hésitent à franchir le pas d’ouvrir leurs portes.



Propos recueillis par Capucine Coquand