Jean-Louis Scaringella, le nouveau directeur de l'EFB, évoque l'avenir de la profession d'avocat

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Jean-Louis Scaringella, le nouveau directeur de l'EFB, évoque l'avenir de la profession d'avocat

 

Jean-Louis Scaringella est un juriste au Curriculum Vitae bien rempli. Docteur en droit, avocat à la Cour, médiateur et arbitre, il a eu l’occasion d’enseigner la finance à HEC, école qu’il a par ailleurs dirigée avant de diriger l’ESCP Europe. Il a ensuite rejoint la Chambre de commerce et d’industrie de Paris en qualité de directeur général adjoint chargé des études, pour être aujourd’hui directeur de l’EFB.

 

 

Il a eu l’occasion de livrer le 17 janvier dernier, sa vision de « la formation de demain des élèves avocats », pour le site actu.dalloz-etudiants.fr.

1728, c’est le nombre d’élèves inscrits en 2014 à l’EFB. Elle compte à elle seule la moitié des futurs avocats de France. Il faut cependant préciser que si elle est en grande partie l’École du Barreau de Paris, l’EFB, est également l’École des huit autres barreaux du ressort de la Cour d’Appel de Paris (Auxerre, Essonne, Fontainebleau, Meaux, Melun, Seine Saint-Denis)

 

« En vérité, l’EFB est non seulement la plus grosse école d’avocats de France, mais aussi du monde ! », précise le président Scaringella.

 

Loin de dénigrer les autres centres de formations, le président de l’EFB, précise que tous les centres régionaux de la formation professionnelle des avocats sont importants, « car ils ancrent la formation des avocats dans les spécificités des barreaux locaux ». 

En rappelant que la formation des avocats est régie par une réglementation nationale avec le Conseil national des barreaux (CNB), le président rappelle que le projet de réforme de la formation initiale qui est dispensée par les CRFPA « s’inscrit dans la continuité des réflexions menées sur la réforme des examens d’accès au CAPA ».

 

Le projet a fait l’objet d’un rapport de la Commission formation du CNB. 


Celui-ci prévoit que l’examen d’entrée dans les CRFPA pourrait être national et commun aux onze CRFPA, qu’une moyenne minimale pourrait être requise pour être admis. La durée du cursus serait réduite à douze mois (séparés entre quatre mois d’enseignement, quatre mois de stage PPI non obligatoire, quatre mois de stage obligatoires en cabinet). Le programme porterait plus sur la pratique professionnel préparant les élèves au métier d’avocat (grâce notamment à des mises en situation, des ateliers…), l’examen de sortie serait alors réservé à la déontologie et à l’exercice professionnel. Enfin, une fois sortis de l’Ecole, et pendant les deux premières années d’exercice les avocats seraient tenus d’une obligation de formation continue spécifique en déontologie. 

  Les objectifs du président Jean-Louis Scaringella pour 2014 sont multiples :

 

    -   Mettre la connaissance des besoins des clients au centre de la formation ;


    -   Accentuer la dimension pratique et professionnelle ;


    -   Développer le volet international en multipliant les opportunités de stages avec les formations d’avocats à         l’étranger ;


    -   Renforcer l’enseignement et la pratique de la déontologie dans les différents modules d’enseignement par         une approche transversale ;


    -   Mettre l’accent sur la dimension européenne et internationale présente transversalement dans tous les             enseignements ;


    -   Préparer les élèves aux nouveaux métiers des avocats.



« Le projet a été présenté au CNB et adopté en juillet 2013. Le rapport fait actuellement l’objet d’une concertation de la part des parties prenantes, à savoir : les bâtonniers de France, les syndicats, les organisations professionnelles, les centres régionaux de formation professionnelle. ». Conclu Jean-Louirs Scaringella. 






Par Capucine Coquand, responsable presse pour Carrières-Juridiques.com