Arbitrage international : rencontre avec les associés du cabinet Lazareff Le Bars

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Arbitrage international : rencontre avec les associés du cabinet Lazareff Le Bars

Le cabinet Lazareff Le Bars n’est pas un cabinet d’avocat comme les autres. Spécialisé en arbitrage international, le cabinet connait depuis sa création en 2009 une forte croissance. Sa vocation multiculturelle en fait un cabinet à part, touchant autant aux diversités juridiques qu’aux diversités culturelles. 

C’est dans l’ambiance feutrée du grand appartement parisien de la rue du Général Foy que Benoit Lebars, associé fondateur du cabinet et Simon Chistiaen associé nous ont reçus. Qu’est-ce que l’arbitrage international et comment se pratique-t-il ? Quelles sont les exigences pour devenir arbitre ? Autant de questions que nous avons posées aux deux avocats du cabinet emblématique en la matière.


L’arbitrage est un secteur que les 24 professionnels du cabinet Lazareff Le Bars connaissent bien. En étant intervenu dans plus de 250 procédures arbitrales institutionnelles à travers 43 pays, le cabinet Lazareff Le Bars est reconnu comme l’un des plus importants de la première place mondiale en matière d'arbitrage. « La présence de la Chambre de Commerce Internationale fait de Paris la première place mondiale en matière d’arbitrage. A cela s’ajoute la grande majorité des dossiers d’arbitrage soumis au civil Law et non au Common Law, comme beaucoup le pensent. Ce qui fait de Paris et de la France la place la plus importante de l’arbitrage international au monde ». Nous explique Benoit Le Bars.


Véritable « Boutique d’arbitrage », le cabinet Lazareff Le Bars assure une présence permanente sur plusieurs continents, avec des bureaux à Bruxelles, New York et San Francisco. L’objectif du cabinet est ainsi de se positionner sur les principaux centres d’arbitrage. Lorsque nous lui demandons où le cabinet ouvrira ses prochains bureaux, Benoit Le Bars hésite entre Hong Kong ou Singapour, La Russie, et Washington (siège du centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements). Si des antennes sont utiles, nous explique-t-il, elles ne sont pas fondamentales partout. Le cabinet a en effet su développer un réseau mondial lui permettant d’être en lien avec des correspondants aux quatre coins de la planète. C’est notamment le cas en Afrique, sur lequel le cabinet est particulièrement actif. Le cabinet souhaite néanmoins s’implanter à terme, à l’Ile Maurice, première place africaine du contentieux international. « l’Ile Maurice est la Suisse africaine. Elle connait depuis quelques années un développement considérable en matière d’arbitrage international » nous explique Benoit Le Bars.


Majoritairement tournés vers l’arbitrage, les avocats du cabinet Lazareff Le Bars exercent également en matière de contentieux en droit des affaires et droit international privé et en conseil principalement dans l’accompagnement de sociétés qui souhaitent se lancer à l’international.


Peu commun, le cabinet Lazareff Le Bars semble trouver un équilibre atypique entre juridique, multiculture, altruisme et xénophilie. En matière de recrutement notamment, si le cabinet recherche principalement des juristes formés en droit international, il ne privilégie pas particulièrement les diplômes, mais la connaissance des pratiques internationales et culturelles. « Il est pour nous essentiel que les professionnels du cabinets s’entendent entre eux », ajoute Benoit Le Bars. Le recrutement se fait donc systématiquement en prenant en compte l’avis des collaborateurs du cabinet. « Pour être arbitre, il faut surtout être curieux et avoir envie de découvrir des cultures. Il faut avoir envie de rencontrer de gens », conseille- t-il d’ailleurs aux jeunes intéressés par la matière.




Par Capucine Coquand, responsable éditorial pour Carrières-Juridiques.com